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Sur la vague

  • Cuisine et phallocratie

    C'est un fait : j'aime cuisiner. Je ne suis pas un grand cuisinier, mais j'aime passer du temps devant les fourneaux. Du coup, j'ai décidé cette année de m'améliorer dans le domaine. Et je suis passé à l'acte la semaine dernière, en faisant un premier cours de cuisine à Lyon. J'y ai appris quelques astuces bien sympathiques qui me servent déjà au quotidien. Mon seul regret, cependant, c'est d'avoir été seul à ce cours. J'ai bien essayé d'y traîner ma chère et tendre, mais elle s'est avérée plus têtue que moi (comme souvent, d'ailleurs). Il faut dire que le seul outil qu'elle accepte d'utiliser dans une cuisine, c'est le micro-ondes, et c'est seulement pour chauffer son café ou cuire une barquette surgelée. Ce refus catégorique de cuisiner m'a toujours paru un peu étrange. Pour elle, le fait de cuisiner reviendrait en fait à se soumettre à l'image de la femme traditionnelle. C'est en quelque sorte son féminisme qui lui interdit de cuisiner ! Pourtant, ce n'est pas parce qu'une chose correspond à un cliché qu'il faut s'en priver. Je ne refuse pas de m'occuper des réparations domestiques simplement parce que c'est un domaine réservé aux hommes. A trop vouloir être extrêmiste, on en vient parfois à défendre un positionnement absurde. Mais allez expliquer cela à ma douce : lorsqu'elle a pris une décision, il est quasiment impossible de la faire revenir en arrière. Du coup, à la maison, le choix est plus que limité dans l'assiette : c'est soit la cuisine approximative de papa, soit les plats surgelés de maman. Ce qui me désespère un peu, moi qui ai grandi au sein d'une famille où la cuisine était si importante. Jusqu'à ce que je quitte le nid familial, je n'ai mangé que des produits frais et de la cuisine saine. En tout cas, si vous n'êtes pas religieusement opposé à la cuisine, je vous conseille vraiment de tenter les cours de cuisine. L'ambiance y est chaleureuse et on y apprend vraiment beaucoup. Tenez, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé, si l'aventure vous tente. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce de cours de cuisine à Lyon.

  • Le non-recours a la garantie jeunes

    La garantie jeunes s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, ni en emploi, ni en formation, ni dans le système scolaire, en situation de vulnérabilité. Le dispositif permet aux individus de bénéficier d’une allocation d’un montant mensuel de 480,02 euros en 2018. Il comporte un volet centré sur un accompagnement individuel et collectif intensif des bénéficiaires. Le non-recours à la garantie jeunes reste encore peu étudié dans la mesure où il s’agit d’un dispositif récent. En 2018, le plan de financement du dispositif devrait permettre à 100 000 jeunes d’en bénéficier. Or, le nombre de jeunes potentiellement éligibles à la garantie jeunes oscille entre 120 000 et 190 000 personnes. Selon ces chiffres, le taux de non-accès ou de non-recours à la garantie jeunes se situerait entre 17 % et 47 %. Si le dispositif semble avoir rencontré sa cible, les bénéficiaires sont généralement connus de la mission locale (80 %) et quasiment exclusivement orienté par cette institution (94 %). Si la garantie jeunes a touché la cible fixée des jeunes « NEET » vulnérables, il semble toutefois que le dispositif concerne essentiellement des jeunes connus, accompagnés, et orientés par les missions locales d’insertion professionnelle et sociale des jeunes (ou missions locales). Autrement dit, très peu de jeunes en situation de non-recours aux institutions d’insertion seraient susceptibles d’accéder à la garantie jeunes sans un accompagnement social préalable. Comme indiqué plus haut, le comité scientifique en charge de l’évaluation de la garantie jeunes a alerté ainsi les pouvoirs publics sur les risques d’un non-recours par non-proposition et par auto-sélection (Comité scientifique garantie jeunes, 2016). Par ailleurs, une partie des bénéficiaires du dispositif se démobilise en cours d’accompagnement. Il arrive que confrontés à des conditions de vie difficilement compatibles avec les exigences du dispositif, les jeunes plus vulnérables renoncent au bénéfice de la garantie jeunes en cours de parcours. Une étude quantitative semble indiquer que les jeunes en situation de décrochage scolaire mettent un certain temps avant d’avoir recours aux institutions d’insertion. Avant la mise en œuvre de la garantie jeunes et du plan de lutte contre le décrochage scolaire, ce délai entre la sortie du système scolaire et l’entrée en mission locale était estimé à 28 mois en moyenne pour les jeunes non-diplômés de l’ancienne région Rhône-Alpes. Or, 46 % des personnes qui étaient en situation de non-recours déclarent n’avoir reçu aucune proposition d’aide, sachant que la grande majorité des jeunes auraient souhaité en recevoir une. Par ailleurs, 62 % des propositions d’aide reçues par les jeunes sont provenues de leur réseau personnel.

  • Les taux de référence

    Le règlement de l’UE sur les indices de référence peut ne fournir qu’un filet de sécurité temporaire, si les banques devaient continuer à quitter les panels de contributeurs. Les dispositions spéciales du règlement s’appliquent aux indices de référence tels que l’Euribor et l’Eonia, qui sont qualifiés de « critiques ». En particulier, le régulateur, qui, dans le cas de l’Eonia et de l’Euribor, est l’Autorité belge des Services et Marchés financiers, peut exiger des contributions obligatoires à l’indice de référence si la représentativité de celui-ci est menacée par le départ de banques appartenant au panel par exemple. Si ce mécanisme est susceptible de fournir une solution de secours, son application étant limitée à une période de deux ans au maximum, il ne peut être considéré comme une solution de long terme si la viabilité d’un indice de référence est menacée. Au vu de l’importance, pour les marchés, de disposer d’indices de référence robustes et fiables, le 21 septembre 2017, la BCE a annoncé qu’elle publierait son propre taux de référence interbancaire (taux en blanc au jour le jour) avant 2020 sur la base de données collectées dans le cadre du règlement concernant les statistiques des marchés monétaires. Il complèterait les taux de référence existants produits par le secteur privé et leur servirait d’appui (backstop). Au cours des deux prochaines années, la BCE définira les caractéristiques précises de ce taux, en développera la méthode de calcul et en testera la robustesse. Pendant ce temps, la BCE s’engagera dans une communication transparente impliquant des consultations publiques. La première consultation publique a été lancée le 28 novembre 2017, en vue de recueillir les avis des parties prenantes concernées sur les principales caractéristiques du taux et le calendrier de sa publication. Une initiative séparée a également été lancée sur le marché monétaire de l’euro, où un groupe de travail nouvellement mis en place sur les taux de référence sans risque pour la zone euro fournira une plate-forme au secteur privé pour discuter des taux de repli et des questions liées à la transition vers d’éventuels taux à court terme alternatifs dans la zone euro. Les travaux de ce groupe visent à suivre la recommandation du Groupe de pilotage du secteur public du Conseil de stabilité financière de juillet 2014 pour identifier et adopter un ou plusieurs taux sans risque dans chaque grande zone monétaire. Le groupe de travail sera composé d’entités du secteur privé et présidé par un représentant de ce secteur. Il sera soutenu par les autorités publiques et son secrétariat sera assuré par la BCE.